• Equipe Artenchères

Une vue historique de Lyon !



Estimé prudemment 200/400 €, le prix d’une peinture sur cuivre du XVIIIe siècle, cette vue de Lyon remportait tous les suffrages et atteignait 8500 € frais compris.


L’explication ? Son sujet : une vue inédite des îles de la pointe Sud de Lyon à la Presqu’Ile, ralliées à force d’homme et de cheval sous la direction de Perrache.

L’origine de la Confluence, en reportage d’époque !



Ecole française fin XVIIIe-début XIXe siècle

Vue de Lyon, Abbaye d'Ainay et colline de Fourvière

Huile sur cuivre

27,5x41 cm


Ce grand cuivre est un témoignage historique de ce que représentait la pointe de la presqu'Ile lyonnaise à cette époque : une campagne animée et aquatique. Au premier plan une mère à l’enfant et deux spectateurs assistent et désignent un cortège de travailleurs.


A la fin du XVIIIe siècle, la pointe de la Confluence contemporaine n'existe pas encore.

Le quartier Perrache est en devenir et plusieurs îles dont l'ile Moniat ont besoin d’être raccordées à Lyon.

Le chantier est colossal et s’étendra sur plusieurs dizaines d’années (presque 7 !), entravé par des difficultés techniques, des troubles politiques et des épidémies.

C’est sous la houlette de l’ingénieur Antoine Michel Perrache que les travaux aboutiront. Nous pouvons penser que notre représentation évoque ce chantier, avec un environnement encore très fluvial. Les personnages au deuxième plan s’activent avec leurs charriots et chevaux de trait afin de combler et détourner le lit impétueux du Rhône.

Bien reconnaissable, Saint Martin d’Ainay, qui a évité la destruction à la révolution en servant un temps de grenier à blé, pointe son clocher. Et en haut à gauche, Fourvière, encore à l’état de petite église, domine la ville.




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